autrefois, jadis et naguere



dimanche, janvier 30, 2005

Mardi du Pardon.

Mardi 14 Novembre, c’est le mardi du pardon,c’est une bonne occase. Donc Mardi, vers 16h, je vais à l’Eglise. Quatre prêtres sont présents, et le dispositif n’est pas celui du confessional, mais de carrés isolés par des chaises, ou un prêtre est présent avec une bougie, cela doit pas s’appeler comme cela, bon, c’est pas un cierge, un comment dit-on cataphote ? Le Père Vincent est la, mais je décide, d’aller voir un prêtre que je ne connaissais pas. Pourquoi ? Mystère. J’observe comment cela se passe, bon visiblement le curé s’emmerde, le fidèle doit réciter une litanie de péchés, pof un signe au-dessus de la tête, personne suivante. Dix minutes maximum. Bon, j’y vais, j’explique tout de même au prêtre la situation, que je suis un recommencant, baptisé, catéchèse privée, coma, foi. Il me dit deux mots sur la confession, et m’écoute, je lui explique que mon plus grand péché c’est l’orgueil et après la luxure, mais que depuis que j’ai la foi la luxure c’est tintin. Il m’interrompt et me dit ce truc tout de même assez insensé, vous savez les péchés, c’est pas cela qui m’importe, la question c’est ou en êtes vous dans votre foi ? Alors la, il s’en prend pour quarante cinq minutes non stop, toute ma vision de la foi catholique y passe, l’ancien testament, qu’a Noël on ne parle pas assez du massacre des innocents, un couplet sur Abraham qui aurait pu, dans son marchandage avec Dieu, descendre jusqu’a trois, la prière pour Sodome de Massignon, des fois qu’il aurait pas compris le message, le nouveau testament, le baptême de Jésus par Jean Baptiste dans le Jourdain, la naissance de la nouvelle alliance, l’admiration que j’ai devant la subtilité avec laquelle Jésus piège les docteurs de la Loi, la femme adultère, le bon Samaritain, Pilate, je me lave les mains du sang de ce juste, la résurrection, et je ne sais plus ce que je lui ai dit. Je ne le regardais pas pendant que je parlais. Je lève alors la tête et je vois un homme avec un sourire béat, les larmes aux yeux qui me dit « mon fils, c’est très beau ce que tu viens de me dire, tu as tout compris, tu as été touché par la grâce, tes péchés sont remis » geste rituel de la main au dessus de ma tête et à ce moment la je sens un choc dans mon lobe frontal comme si quelqu’un m’avait envoyé un gravier avec une catapulte. Je vais saluer le Père Vincent qui me dit je suis content de voir que vous avancez en vrai dans ce chemin difficile. Je rentre chez moi en titubant comme un homme ivre.

PageRank Live: