autrefois, jadis et naguere



lundi, juin 02, 2008

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dimanche, février 03, 2008

Gerpil

Les heures que j'ai passées à me finir au Gerpil
Avec des filles de rien que j'appelais Monsieur
Qui faisaient vibrer pour moi leurs miches et leurs faux-cils
Pour m'envoyer le soir un peu de poudre aux yeux
C'était des heure perdues que je gagnais quand même
J'y perdais l'équilibre et parfois la raison
Aux dernières années de ma vie de Bohême
Avec des enfants de choeur qui sortaient de prison

C'est une maladie comme on dit de jeunesse
Je suis un vieux gamin assez mal conservé
J'ai toujours adoré les chemins de traverse
Qui vont du Sacré-Coeur aux quartiers réservés
Je ne demande rien aux gens que je fréquente
Qu'ils soient flics ou curés, à vrai dire je m'en fous
Des mâles à toute épreuve égarés chez les tantes
Pour prendre un peu leur pied ou pour se faire des sous

C'est peut-être au Gerpil à l'heure du délire
A l'heure où l'on zigzague en croyant marcher droit
Que j'ai vu mélanger le meilleur et le pire
Et la droite et la gauche et l'envers et l'endroit
Et mourir quelquefois, un peu comme on rigole
Spectacles étonnants qui ne m'ont rien appris
Pourtant ce fut pour moi une excellente école
Car ce qui ne vaut rien n'a jamais eu de prix.

Paroles:

http://dimey.online.fr/disco.php

lundi, février 05, 2007

repenser l'identité

"On peut le regretter, mais il n'en est pas moins vrai que nous avons appris à désirer à l'intérieur des normes hétérosexuelles et des structures sexistes que nous ne pouvons plus trouver naturelles, ni exhaustives de toutes nos possibilités d'identification. Puisque la déconstruction de cette identité imposée n'effacera pas l'habitude du désir, il serait peut-être plus profitable de mettre à l'épreuve la résistance à l'identité depuis l'intérieur du désir tel que nous l'avons appris. Si on peut douter que le désir entre des hommes, ou entre des femmes, soit un désir pour « le même », il est également vrai que, puisque nous avons été formés au désir en étant imprégnés de cette idée, l'homosexualité peut devenir un modèle privilégié de rapport au même. Ce modèle rend manifeste non les limitations mais la valeur inestimable des relations de similitude, ou plus exactement de l'homo-relationnalité. Le désir gay recèle peut-être une inaptitude révolutionnaire à la socialité hétéroïsée — c'est-à-dire bien sûr à la socialité telle que nous la connaissons. La conséquence politique la plus radicale de l'homoïté que je propose d'explorer dans le désir gay est une redéfinition si fondamentale de la socialité qu'elle pourrait exiger, au moins provisoirement, de renoncer à la relationnalité elle-même.
C'est ce projet difficile que nous hasarderons dans le quatrième chapitre avec Gide, Proust et Genet. Il ne faut pas comprendre cette entreprise littéraire comme un appendice divertissant aux arguments avancés dans le reste du livre, mais au contraire comme une contribution essentielle. Ces écrivains — contrairement aux théoriciens gays et lesbiens actuels — sont attirés par les tendances anticommunautaristes qu'ils découvrent dans le désir homosexuel. Pour eux, l'altérité peut être conçue comme offrant une série de relais pour un processus d'extension de soi. Aussi éloignés que possible de nos propres débats théoriques, L'Immoraliste, Sodome et Gomorrhe et Pompes funèbres y contribuent pourtant de façon cruciale : ils démontrent en effet comment le désir pour le même peut nous libérer de la psychologie oppressive qui conçoit le désir comme manque et fonde la socialité sur le trauma et la castration. Une nouvelle réflexion sur l'homoïté pourrait nous amener à une dévalorisation salutaire de la différence — ou, plus exacte-ment, à concevoir la différence non comme un traumatisme qui
doit être surmonté (conception qui entretient, entre autres choses, l'antagonisme entre les sexes), mais comme un supplément inoffensif au même."

Léo Bersani , Homos, repenser l'identité, Odile Jacob

dimanche, février 04, 2007

Repnser l'identité

"L'homophobie est loin d'être morte aux États-Unis. Du moins a-t-elle de plus en plus mauvaise conscience. Et ce, malgré le fait qu'elle pourrait sembler sinon encouragée, du moins tolérée dans la plupart des États américains par l'absence de toute législation interdisant la discrimination sur la base de l'orientation sexuelle dans des domaines tels que l'emploi et le logement. En France, en revanche, alors que cette forme de discrimination est formellement interdite par la loi, l'homophobie, à en juger par la panique déclenchée récemment par la perspective de la reconnaissance juridique du couple gay, semble se porter à merveille. Cet apparent paradoxe s'explique facilement : la législation « prouve » que la France n'est pas un pays homophobe, ce qui permet aux arguments homophobes contre le mariage gay de se présenter comme reposant sur d'autres considérations ou impératifs, d'un ordre plus « élevé ». De telles unions représenteraient une menace pour l'ordre social, sans parler de l'ordre naturel dont ces arguments présupposent toujours la fragile mais indisputable hétérosexualité. Il est ainsi tout à fait possible de défendre les droits civiques des homosexuels (à l'exception du droit au mariage...) tout en nourrissant la conviction plus ou moins avouée que l'homosexualité est contre nature'. Ce serait par pure générosité que la société majoritaire octroierait aux gays et lesbiennes quelques-uns des droits dont jouissent la plupart des citoyens — la sélection de ces droits revenant donc tout naturellement à la majorité elle-même. Il y aurait ainsi des citoyens à part entière et des citoyens défectueux — avec ce paradoxe étrange que l'un des arguments opposés à la formation d'une identité minoritaire par les homosexuels (pour ne parler que de cette minorité-là) est précisément que de telles formations s'opposent à la primauté et à l'autorité de l'identité qu'ont en commun tous les Français : celle de citoyens de la République. A la différence de toutes les autres sociétés déchirées par la haine entre des groupes dont chacun défend férocement sa particularité, la France offrirait le modèle heureux d'une société universaliste où la reconnaissance d'une identité commune à tous les citoyens garantirait à chacun ses droits. Quelle perversité, alors, de la part des homosexuels de vouloir chercher une identité gay ou queer, eux qui, contrairement aux minorités raciales et ethniques, n'ont pas à souffrir d'un lourd passé identitaire ne sont « particuliers » que par un simple goût sexuel, et qui, ne serait-ce que grâce à la persécution qui les a toujours poussés à se dissimuler le mieux possible parmi ceux qui ne partagent pas ce goût, pourraient si facilement passer pour des citoyens normaux !
L'un des grands mérites des études queer est de proposer des analyses historiques permettant de mettre en évidence la confusion et la mauvaise foi qui règnent dans les polémiques actuelles, non seulement à propos de la reconnaissance juridique du couple gay, mais aussi et surtout contre la recherche d'une identité gay. Inspirés par les travaux de Foucault sur l'histoire de la sexualité (travaux dont la résonance a été beaucoup plus profonde aux États-Unis qu'en France), les historiens américains ont insisté sur le statut conceptuel de l'homosexuel. L'acte sexuel entre deux hommes (ou deux femmes) n'est pas un phénomène moderne ; ce qui est moderne, selon ces analyses, c'est l'invention de l'homosexuel comme type psychologique. Cette reconfiguration de certaines préférences érotiques en un type de caractère — en une sorte d'essence à détermination érotique — est, comme Foucault l'a établi de manière convaincante, un projet foncièrement disciplinaire. Loin d'être ce que des cohortes de commentateurs français ont dénoncé comme une menace antidémocratique au sein d'un universalisme foncièrement démocratique, l'identité homosexuelle est en fait une création hétérosexuelle. Elle constitue un des maillons importants dans une stratégie plus générale de classification visant à rendre totalement intelligibles, et par là susceptibles de manipulation, les activités érotiques des corps humains. Ce n'est donc pas l'existence d'une identité gay qui dérange ses critiques, mais d'une identité gay définie par les gays eux-mêmes, et dans leurs propres termes."

Léo Bersani, Homos, repenser l'identité, Odile Jacob

samedi, janvier 27, 2007

Corydon

— J'avoue que je prends quelques précautions oratoires. Avant d'aborder la question, je cite Pascal et Montaigne.
— Qu'ont-ils bien à voir là-dedans?
— Tenez : ce sont deux phrases que je veux épingler en épigraphe; il me semble qu'elles posent la discussion sur un bon pied.
— Voyons ces citations.
— Vous connaissez celle de Pascal : J'ai grand-peur que cette nature ne soit elle-même qu'une première coutume, comme la coutume est une seconde nature.
En effet, j'ai dû voir cela.
Je souligne le « j'ai grand-peur ».
Parce que?
Il me plaît qu'il soit effrayé. Je m'assure qu'il y a de quoi.
— Et voyons le Montaigne.
— Les lois de la conscience, que nous disons naître de la nature, naissent de la coutume.
— Je sais que vous avez de la lecture. On trouve ce qu'on veut, dans une bibliothèque bien faite, en cherchant bien. N'importe! pour une ligne échappée à Pascal, et que vous interprétez comme il vous plaît, vous avez beau front de vous abriter derrière lui!
— Croyez que je n'avais que l'embarras du choix. J'ai copié de lui d'autres phrases qui montrent que je ne fausse pas sa pensée. Lisez.
Il me tendit un feuillet où les mots suivants étaient transcrits :
La nature de l'homme est tout nature, omne animal. Il n'y a rien qu'on ne rende naturel. Il n'y a naturel qu'on ne fasse perdre.
— Ou si vous préférez :
— Il me tendit un autre feuillet, où je lus :
Sans doute que la nature n'est pas si uniforme. C'est la coutume qui fait donc cela, car elle contraint la nature; et quelquefois la nature la surmonte, et retient l'homme dans son instinct, malgré toute coutume, bonne ou mauvaise.
— Prétendez-vous que l'hétérosexualité soit simple affaire de coutume?
— Non point! Mais que nous jugeons selon la coutume en ne tenant pour naturel que l'hétérosexualité.
— Pascal serait flatté s'il savait à quelles fins vous le faites servir!
— Je ne pense pas dévoyer sa pensée. Il importe de comprendre que, là où vous dites « contre nature », le mot « contre coutume » suffirait. Persuadés de cela nous aborderons la question avec moins de prévention, je l'espère.
— Votre citation fait arme à deux tranchants; je la peux rétorquer contre vous : importées d'Asie ou d'Afrique en Europe, et d'Allemagne, d'Angleterre
ou d'Italie en France, les coutumes de pédérastie ont pu, de-ci de-là, nous contaminer quelque temps. Dieu merci ! le naturel et bon vieux fonds gaulois a toujours reparu, galant comme il convient, gaillard même au besoin, robuste'.
Corydon s'était levé et marcha quelques instants par la chambre sans rien dire. Il reprit enfin :
– Cher ami, je vous en supplie, ne faites pas intervenir ici une question de nationalisme. En Afrique où j'ai voyagé, les Européens se sont persuadés que ce vice est admis; l'occasion, la beauté de la race aidant, ils y donnent plus libre cours que dans leur pays d'origine; cela fait que, de leur côté, les musulmans sont convaincus que ces goûts leur viennent d'Europe...
– Laissez-moi croire cependant que l'exemple et l'entraînement jouent leur rôle; et les lois de l'imitation...
– Ne vous êtes-vous pas avisé qu'elles agissent aussi bien dans l'autre sens? Souvenez-vous du mot profond de La Rochefoucauld : 11 5 a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. – Songez que, dans notre société, dans nos moeurs, tout prédestine un sexe à l'autre; tout enseigne l'hétérosexualité, tout y invite, tout y provoque, théâtre, livre, journal, exemple affiché des aînés, parade des salons, de la rue. Si l'on ne devient pas amoureux avec tout fa, c'est qu'on a été mal élevé, s'écrie plaisamment Dumas fils dans la préface de la Question d'Argent. Quoi! si l'adolescent cède enfin à tant de complicité ambiante, vous ne voulez pas supposer que le conseil ait pu guider son choix, la pression incliner, dans le sens prescrit, son désir! Mais si, malgré conseils, invitations, provocations de toutes sortes, c'est un penchant homosexuel qu'il manifeste, aussitôt vous incriminez telle lecture, telle influence; (et vous raisonnez de même pour un pays entier, pour un peuple); c'est un goût acquis, affirmez-vous; on le lui a appris, c'est sûr; vous n'admettez pas qu'il ait pu l'inventer tout seul.
– Je n'admets pas qu'il ait pu l'inventer s'il est sain, précisément parce que je ne reconnais ce goût pour spontané que chez les invertis, les dégénérés ou les malades.
– Eh quoi ! voici ce goût, ce penchant, que tout cache et que tout contrarie, qui n'a permission de se montrer ni dans les arts, ni dans les livres, ni dans la vie, qui tombe sous le coup de la loi dès qu'il s'affirme et qu'aussitôt vous clouez à un pilori d'infamie, en butte aux quolibets, aux insultes, au mépris presque universel...
– Calmez-vous ! calmez-vous ! Votre uraniste est un grand inventeur.
– Je ne dis pas qu'il invente toujours; mais je dis que, lorsqu'il imite, c'est qu'il avait envie d'imiter; que l'exemple flattait son goût secret.
– Décidément vous tenez à ce que ce goût soit inné.
– Tout simplement je le constate... Et me permettrez-vous de remarquer que ce goût, de plus, ne se peut guère hériter, pour cette spécieuse raison que l'acte même qui le transmettrait est nécessairement un acte d'hétérosexualité...
– La boutade est ingénieuse.
– Avouez qu'il faut que cet appétit soit bien fort, bien irrépressible, bien enfoncé dans la chair même, disons le mot : bien naturel, pour résister aux avanies
et ne point consentir enfin à disparaître. Il ressemble, ne trouvez-vous pas, à un jaillissement continu qu'ici à grand-peine on aveugle, qui resurgit un peu plus loin, dont on ne peut sécher la source. Sévissez, vous aurez beau faire! Comprimez! Opprimez! Vous ne supprimerez pas.

samedi, janvier 13, 2007

Ahem !

L'expression "French scholars" en psychanalyse a été utilisé par par moi en première fois,
en contre du terme "freud scholars" utilisé par C.Meyer dans Le livre noir de la psychanalyse.
Tapez donc "French scholars psychanalyse" sur Geoogle...

Hynapak (<45a909d2$0$5097$ba4acef3@news.orange.fr>)

vendredi, janvier 12, 2007

Un projet évangélique

Jésus passe son temps dans les évangiles à déplacer tous les gens qu’il rencontre, à les sortir de leur identité. Que l’identité soit infamante (comme celle du percepteur ou de la prostituée), “ bien vue ” par la norme de son temps (comme les juifs pieux) ou “ bien vue ” par les lecteurs auquel sont destinés les évangiles (comme les disciples que Jésus passe son temps à secouer).

Paul invite à abandonner les marqueurs identitaires du judaïsme mais n’incite pas à en fabriquer de nouveaux identifiant à la nouvelle religion. Comme l’écrit Alain Badiou (4) “ la vérité est diagonale au regard de tous les sous-ensemble communautaires, elle ne s’autorise d’aucune identité et n’en constitue aucune ”. Pourtant, deux mille ans plus tard, non seulement nous accumulons les marqueurs identitaires (hétéros-français-protestants-libéraux, par exemple) (5) mais nous voulons faire rentrer les autres – les gays en l’occurrence – dans l’identité que nous aurions choisi pour eux. Il y aurait le “ mauvais ” gay (la drag-queen, le sado-maso etc.) et le “ bon ” gay, clone de Bertrand Delanoë par exemple. Une partie des gays et lesbiennes jouent ce jeu, inventant une identité gaie ou juste une assimilation à l’identité hétéro. Dans les deux cas, enfermé identitairement de toute façon, comme l’hétéro l’est aussi. En opposition à cela, dans la lignée de Michel Foucault, est né dans les années 80 aux Etats-Unis, le mouvement Queer. David Halperin, un des théoriciens du Queer, explique (6) : “ A la différence de l’identité gay, qui bien que résolument conçue comme un acte d’affirmation, n’en reste pas moins ancrée dans le fait positif d’un choix d’objet homosexuel, l’identité queer n’a aucun besoin de se fonder sur une vérité quelconque ou sur une réalité stable. (…) Le queer ne délimite donc pas une positivité mais une position par rapport au normatif (…) Foucault conçoit l’homosexualité non pas comme une espèce nouvellement libérée d’êtres humains, mais comme une position marginale stratégique, à partir de laquelle il est possible d’entretenir et de créer de nouvelles formes de rapports à soi-même et aux autres ”. Pour Foucault reprenant la démarche grecque ancienne, “ l’œuvre à faire, explique Didier Eribon, ce sera alors la vie, qu’il s’agira de réinventer individuellement et collectivement, afin de n’être plus les mêmes que ce que nous étions, et d’échapper à ce qu’on fait de nous ”. Ne retrouve-t-on pas la structuration du sujets selon le “ non…mais ” que pointe Badiou chez Paul ? “ Structuration du sujet selon un “ non…mais ” dont il faut entendre qu’il n’est pas un état, mais un devenir (…) Car le “ non ” est dissolution potentielle des particularités fermées (dont “ loi ” est le nom), cependant que le “ mais ” indique la tâche, le labeur fidèle dont les sujets du processus ouvert par l’événement (dont le nom est “ grâce ”) sont les co-ouvriers ”. Seul bémol à cette citation de Badiou : l’événement n’est-il pas la résurrection du christ (“ mort et ressuscité ”), la “ traversée pascale ” dont on a vu qu’elle pouvait s’actualiser individuellement dans la sortie du placard ? De la modification des corps (piercing, body-building…) à l’invention de nouvelles formes de familles, d’un certain rythme de la phrase, du geste, à la création de nouvelles formes de fêtes et de musiques, ce “ labeur ” est bien un chemin collectif d’invention de soi-même qui est alors possible, un déplacement permanent de sa propre nature humaine, un exil créateur permanent ne s’arrêtant dans aucune identité. Regarder réellement la gay-pride, comme on prend le temps de regarder un paysage pour en saisir tous les détails, c’est alors prendre le risque de ne plus voir une foule d’homos se ressemblant tous mais de distinguer des personnes individuelles dans leur diversité, de voir qu’il y a quelque chose d’encore plus “ bizarre ” que ce que nous pensions : des individus qui inventent de nouvelles formes de natures humaines.

jeudi, janvier 11, 2007

Lacan homophobe ?

Si la théorie analytique assigne à l'Oedipe une fonction normativante,
rappelons nous que notre expérince nous apprend qu'il ne suffit pas
qu'elle conduise le sujet à un choix objectal, mais qu'il faut encore que
ce choix d'objet soit hétérosexuel.

Séminaire IV Seuil 1994 p 201

"fait une face du drame de l'homosexualité"
Séminaire I Seuil 1998 p341

"la relation intersubjective qui sous-tend le désir perevrs ne se
soutient que de l'anéantissement, ou bien du désir de l'autre,
ou bien du désir du sujet."

Ibid. p 342

"Les homosexuels, on en parle. Les homosexuels, on les soigne,
on ne les guérit pas. Et ce qu'il y a de plus formidable c'est qu'on ne
les guérit pas malgré qu'ils soient absolument guérissables."

Séminaire V Seuil 1998 p 207

"Nul point de vue culturaliste n'a ici à se faire valoir. Que l'on ne
vienne pas nous dire, sous prétexte que c'était une perversion reçue,
approuvée, voire fêtée, que ce n'était pas une perversion. L'homosexualité
n'en restait pas moins ce que c'est, une perversion." J. Lacan

samedi, septembre 16, 2006

Sexe et dépendances

"Je précise que dans mon esprit, les longues relations sont celles qui durent plus d'un an. Si ce n'est pas le cas, j'appelle cela fréquenter quelqu'un, même si les sentiments sont sérieux. Lorsque les gens sont ensemble depuis cinq ans ou plus, je les range d'habitude dans la catégorie "mariés", et lorsque la relation deate de plus de dix zns, les deux partenaires deviennent pout moi des colocataires qui ont la particularité de coucher ensemble de temps à autre".

Stephen McCauley. Sexe et Dépendances.

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