autrefois, jadis et naguere



dimanche, septembre 11, 2005

Haine, phobie ...

Sur http://www.bibliotheque.refer.org/litoi/2-4.htm je lisais que:

"Octave Mannoni, devenu par la suite psychanalyste lacanien, a été professeur de philosophie au lycée Galliéni de Tananarive, immédiatement avant la guerre, et, après 1945, chef du service d'information de Madagascar.À ce titre, il a été responsable de la Revue de Madagascar, organe de la propagande officielle du Gouvernement Général, dont il a orienté les pages littéraires, pour leur faire refléter la riche tradition littéraire malgache. En 1950, il publie un essai, Psychologie de la colonisation, appuyé sur des exemples tirés des récents et terribles " événements " malgaches de 1947. Le livre a été vivement pris à partie par Aimé Césaire (dans le Discours sur le colonialisme) et par Franz Fanon (dans Les Damnés de la terre). Mannoni s'y interrogeait sur la violence à l'œuvre dans la colonisation : si, d'un côté, le colonial européen est souvent quelqu'un qui n'arrive pas à affronter ses pairs et qui choisit de s'imposer à des colonisés que son racisme transforme en inférieurs (Mannoni propose cette formule très forte : Le Nègre [avec toutes les connotations que le mot pouvait prendre dans le contexte colonial], c'est la peur que le Blanc a de lui-même), d'autre part, le colonisé va parfois au devant de la domination, comme s'il attendait, espérait, dans un désir messianique, ceux qui viendront le prendre en charge (Mannoni pense à une structure psychologique telle que celle induite par le tsinyet le todydes Malgaches, mais aussi à l'attitude des Indiens du Mexique devant Cortès). L'analyse de Mannoni ne pouvait qu'être mal reçue quand le feu prenait à tous les horizons de l'Empire colonial français et que la revendication de l'indépendance absolue était partout à l'ordre du jour.Mais aujourd'hui qu'on n'en finit pas de sortir de l'époque post-coloniale, le livre de Mannoni (il a été réédité en 1984, sous un titre faisant heureusement référence à La Tempêtede Shakespeare) ouvre peut-être quelques pistes pour penser les affrontements de cultures.

Avant de devenir le penseur controversé de la colonisation, Mannoni avait donné aux revues malgaches quelques poèmes solidement versifiés (où l'on peut entendre parfois comme un lointain écho de Saint-John Perse)"

Après la guerre il a été rappelé d'urgence en France pour avoir osé suggérer d'accorder l'indépendance à Madagascar, mais le reste me semble exact.

Cela ma fait songer aux mots comme racisme, antisémitisme, agisme, homophobie, qui me smeblent etylémogiquement bizarre.

Le semitisme, c'est adhérer a la théorie d'un peuple sémite, dont les juifs et les arabes font partie. C'est bien le sens du suffixe isme en français, non ?

Homophobie est le sommet. (Evidemment c'est lié avec le Nègre c'est la peur que ...).

On a μισέο qui est haïr l'opposé de φιλέο aimer. On utilise bien filéo, philatélie.

On utilise aussi misséo: misogyne.Mais dans un sens qui est qui n'aime pas, pas qui haît.

La haîne et la peur.

Faut creuser.

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